
Angélique Duchemin, veuve Brulon
Nom de code : Sergent Liberté
Soldat de la république
Rôle: Sergent-major du 42e régiment d'infanterie
Angélique Duchemin, veuve Brulon — dite « Sergent Liberté » — n'est jamais venue à Toulon. Pourtant elle hante le Chapitre XI du Feu de Toulon comme une ombre bretonne surgissant des hauteurs d'Ollioules.
Née à Dinan en 1772, fille et épouse de soldats, Angélique Duchemin s'engage dans le 42e régiment d'infanterie après la mort de son mari en Corse — pour le remplacer, simplement.
Elle y devient caporal, caporal fourrier, puis sergent-major. En 1794, blessée des deux bras au fort Gesco, elle repart à minuit chercher des munitions à travers les assaillants. Ses hommes signeront un témoignage collectif : « elle s'est battue avec nous avec le courage d'une héroïne. »
Dans Le Feu de Toulon
Dans Le Feu de Toulon, Kermorvan la croise brièvement sur les hauteurs — une fausse piste, une Bretonne qui fume la pipe et ne baisse pas les yeux.
Elle est innocentée aussitôt. Mais elle laisse quelque chose derrière elle : une façon de voir juste sur celui qu'il cherche.
Personnage historique
Personnage historique réel, elle sera en 1851 la première femme décorée de la Légion d'honneur — par Louis-Napoléon Bonaparte, fils du général qu'elle n'a jamais pardonné. Elle mourra aux Invalides en 1859, vêtue de son uniforme.
Elle était bretonne, comme Kermorvan. Il m'a semblé juste de lui offrir cette page.